Ce jeudi 23 avril, Paul Auffray, éleveur spécialisé en production porcine et cultures céréalières à Plouvara (22) a été élu Président de l'Acta. Il succède à Anne-Claire Vial pour un mandat de trois ans.
Dans un contexte marqué par les enjeux de souveraineté alimentaire et de compétitivité des filières et des exploitations agricoles, sa vision stratégique repose sur le déploiement renforcé des trois missions fondamentales de l'Acta :
Porter la voix des instituts techniques agricoles auprès des pouvoir publics et des partenaires de la R&D agricole,
Produire et diffuser des références s'appuyant sur une recherche appliquée de qualité pour éclairer les décisions des acteurs agricoles,
assurer la cohérence et la dynamique collective du réseaux.
En mars 2026, les cours mensuels des matières premières, lissés sur trois mois, progressent pour le blé (+ 2,5 %) et le maïs (+ 4,2 %) par rapport au mois précédent. Les cours des tourteaux sont en hausse pour le soja (+ 2,1 %), le soja non OGM (+ 1,1 %), le colza (+ 3,7 %) et le tournesol (+ 0,5 %), Les cours sont en hausse pour la luzerne (+ 2,8 %) et la pulpe de betterave (+ 0,3 %).
Dans ce contexte de hausse des cotations des matières premières (y compris les acides aminés), les indices calculés par l’ITAVI en mars 2026 (base 100 en janvier 2020) enregistrent des hausses pour toutes les espèces.
Par rapport à février 2026 : l’indice matières premières progresse pour le poulet standard (+ 2,9 %), la poule pondeuse (+ 2,8 %) et la dinde (+ 2,3 %). L’évolution de l’indice s’échelonne entre + 2,5 % (Lapin) et + 3,0 % (Pintade) pour le reste des espèces.
Il s’agit de la hausse des exportations de poulet brésilien vers l’UE-27 en mars 2026 par rapport à mars 2025. Les données d’exportation brésiliennes confirment une réorientation des flux commerciaux dans un contexte de perturbations logistiques affectant les échanges avec le Moyen-Orient, notamment en lien avec les tensions autour du détroit d'Hormuz.
Les exportations brésiliennes vers le Proche et le Moyen-Orient reculent de 20 % en mars sur un an (soit 27 000 tonnes en moins). Cette baisse recouvre des évolutions contrastées selon les destinations : -72 % vers l’Irak, -46 % vers le Koweït, -38 % vers le Yémen, -36 % vers la Jordanie, -43% vers le Bahreïn et -21 % vers les Émirats arabes unis. A l’inverse, les flux progressent vers le Qatar (+34 %) et Oman (+2%), suggérant l’existence de circuits logistiques partiellement préservés. Ces évolutions traduisent les effets de contraintes opérationnelles (allongement des délais, réacheminements, hausse des coûts), susceptibles de peser sur les volumes échangés.
Dans ce contexte, le Brésil réoriente une partie de ses exportations vers d’autres marchés. L’Afrique subsaharienne enregistre une progression marquée (+61 % en mars), tandis que l’UE-27 voit ses importations augmenter de 38 %, atteignant près de 30 000 tonnes, un niveau record pour un mois de mars. Cette dynamique s’accompagne d’un repli du prix FOB moyen à destination de l’UE (-3% entre février et mars 2026 et -8 % sur un an), alors que le prix moyen global des exportations brésiliennes reste globalement stable sur la période (+0,4 % en mars). L’écart observé suggère une adaptation des tarifs selon les marchés de destination.
Pour les filières avicoles européennes, cette évolution intervient dans un contexte de production encore contrainte par les épisodes récents d’IAHP. L’augmentation des volumes importés à des niveaux de prix en baisse est susceptible d’exercer une pression sur les équilibres de marché à court terme. L’ampleur et la durée de ces ajustements dépendront en grande partie de l’évolution des conditions logistiques dans la région du Golfe et de la dynamique de la demande sur les marchés du Moyen-Orient.
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